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Alors que le pompage de fioul se poursuit à Pointe d’Esny, bénévoles et écolos s’activent depuis jeudi pour éviter que la marée noire se propage sur toute la côte est de l’île en y installant des barrages dans le lagon.

Le gouvernement mauricien a demandé de l’aide à La Réunion, à l'Afrique du Sud, ainsi qu'à des organisations régionales et internationales à la suite du naufrage du Wakashio qui contient dans ses cales pas moins de 3 800 tonnes de fioul (soit plus de 4 millions de litres). Parviendra-t-on à nettoyer le lagon de Pointe d’Esny et ses environs ? Il existe un éventail d'opérations qui se met en place pour réduire autant que possible les conséquences d'une marée noire.

1. Barrières de sable et barrages flottants

Installation d'une barrière de sable sur les plages afin de protéger les côtes. Mise en place dans le même temps, de barrages flottants avec des barrières sous-marines plus ou moins rigides pour contenir la nappe de pétrole et réunir le pétrole avant de le pomper. Les barrages se composent d’une succession de boudins en mousse souple. Généralement, c’est le premier dispositif à être déployé sur les lieux d'une intervention d'urgence en cas de déversement. Opération simple et bien rôdée mais difficile en cas de mer agitée.

2. Skimmers

"Oil skimmers" ou récupérateurs de pétrole qui sont utilisés en complément des barrages flottants pour aspirer le fioul. Ce sont des appareils qui récupèrent de l'huile qui flotte à la surface de l'eau. Maurice dispose deux de ces équipements pour l’heure.

3. Absorbants

Il est possible d'utiliser des absorbants qui fonctionnent comme des éponges pour récupérer le pétrole en mer. Depuis 5 ans, un filet permet de traiter le problème de deversement de fioul rapidement et efficacement. Le filet est aussi efficace sur les hydrocarbures lourds que légers de par sa conception

4. Dispersants

Utilisation des dispersants chimiques pour dissoudre les marées noires. Cette technique qui préconise la transformation du pétrole flottant à la surface en une multitude de fines gouttelettes de pétrole dispersées peut présenter des risques pour l’environnement marin. Elle n’est pas recommandable près des côtes ou des zones écologiquement sensibles.

5. Biorestauration

Dépollution biologique ou la biorestauration in situ. Ce processus permet d’accélérer la décontamination du site. Il s’agit d’utiliser des bactéries naturellement présentes dans le milieu qui capables de dégrader les hydrocarbures. La biorestauration in situ a été utilisé à large échelle dans l’accident du pétrolier Exxon Valdez en Alaska en1989.

6. Brûlage in situ

Le Brulage in situ, autrement la combustion contrôlée du pétrole en surface. Il faut d’abord concentrer le produit à l’aide de barrages pneumatiques déployés par des bateaux. On répand ensuite, depuis une embarcation, un produit plus inflammable que le pétrole brut, souvent du napalm, et on y met le feu. Cette technique pose des problèmes environnementaux et de sécurité par l’abondance des fumées qu’elle génère.

Source de l'image : L'Express.mu