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Journal Médical

Menopause

Diagnos - 04 Nov 2019

Bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, fatigue intense, insomnie, instabilité de l’humeur, troubles urinaires...Ces quelques symptômes (Figure 1) vécus par les femmes marquent la période de la ménopause. Loin d’être une maladie, la ménopause est une étape normale qui touche les femmes, le plus souvent dans la tranche d’âge de 40-55 ans.

La ménopause est marquée par le ressenti de plusieurs symptômes et elle est vécue différemment par les femmes, dépendant de la culture, du pays et de la tolérance des manifestations climatériques.

Elle signale l’arrêt des règles, avec une baisse progressive et éventuellement un arrêt de synthèse des hormones de reproduction. D’ailleurs, le premier signe de la ménopause est une modification du cycle menstruel. Les femmes vont remarquer que les règles deviennent irrégulières. Le diagnostic ce fait a posteriori, 12 mois après l’arrêt définitif des règles. Si pour certaines cette transition se passe sans

anicroche, pour d’autres elle peut être mal vécue comme une période désagréable et inconfortable, difficile à supporter.

Dans ces cas où les signes annonciateurs, dites climatériques, impactent sur la qualité de vie, nous avons des traitements pour lutter efficacement contre ces manifestations gênants. Faisons le point sur les traitements hormonaux et les traitements non hormonaux qui peuvent être utiles.

Des cancers tels que le cancer de l’endomètre et le cancer de l’ovaire surviennent après la ménopause, dans la tranche d’âge de 55-64 ans. Il est ainsi conseillé de faire au moins une échographie abdominale qui aura pour but de détecter la présence de masse suspecte au niveau de ces organes. Un diagnostic précoce débouchera sur un meilleur traitement du cancer avec un bon pronostic.

Traitement hormonal de substitution

En l’absence de contre-indications, les traitements hormonaux de substitution de la ménopause sont prescrits aux doses minimales et de courte durée. Ils existent sous plusieurs formes- comprimés, patch, gel. Ils sont réservés aux troubles climatériques incommodants, ou chez celles présentant un risque d’ostéoporose ou de maladies cardio-vasculaires. Le but du traitement hormonal est d’éviter les effets secondaires de la carence en estrogènes. Les oestroprogestatifs sont le plus souvent employés. Les estrogènes seuls, sans association avec les progestatifs, peuvent être pris par les patientes qui ont subi une hystérectomie.

Alternatives thérapeutiques non hormonales

La sécheresse ou l’irritabilité vaginale, due à un déficit en estrogène dans le corps, peut être traitée par l’application vaginale d’une crème à base d’estrogène (ex. promestriène, COLPOTROPHINE). Coté sexualité, des lubrifiants vaginaux pour les rapports sont disponibles et un traitement avec les androgènes visera une amélioration du bien-être et de la libido. Pour lutter contres les bouffées de chaleur invivables, des sédatifs tels que le beta-alanine, ABUFENE peuvent être instaurés.

D’autres personnes privilégient des stratégies naturelles, telles que la phytothérapie (l’utilisation de certaines plantes) ou l’homéopathie pour soulager les troubles attribués à la ménopause. On a à l’instar, le MANHAE, une formule non hormonale qui aide naturellement à passer le cap de la ménopause. Mais attention, aucune étude n’a jusqu’ici évalué l’efficacité supérieure et la sécurité de ces remèdes naturelles.